C’est une grande opportunité qu’ont saisi deux volontaires du centre EPIDE de Toulouse. Le 12 septembre dernier, ils ont en effet eu la chance de sauter en parachute, en tandem, avec des militaires de la 11ème Brigade Parachutiste. L’occasion pour ces deux jeunes souhaitant rejoindre l’armée de découvrir cette spécialité.
Un grand saut dans le vide. Le 12 septembre dernier deux volontaires du centre EPIDE de Toulouse ont sauté en parachute avec les militaires de la 11ème Brigade Parachutiste.
Une action menée à l’initiative de Yohannick Moesis, conseiller éducation et citoyenneté du centre EPIDE « Fin 2017, j’ai proposé aux volontaires de découvrir une spécialité de l’armée, le parachutisme. La plupart des régiments parachutistes se situent dans le sud-ouest de la France, à quelques kilomètres du centre » précise Yohannick.
Ancien militaire dans l’une de ces unités, celui-ci prend contact avec l’état-major de la 11ème Brigade Parachutiste. « Je leur ai demandé la possibilité de faire découvrir à certains jeunes, qui ont pour projet de devenir militaire, le saut en parachute » explique-t-il. Deux volontaires du centre sont finalement sélectionnés pour découvrir cette spécialité dans l’armée.
Une préparation physique, mais surtout théorique
Mais avant de sauter, ceux-ci doivent suivre une préparation intense. « La préparation avant un saut demande beaucoup de rigueur, de concentration et une bonne condition physique. Par ailleurs sauter dans le vide, même accompagné d’un professionnel réclame un dépassement de soi évident » détaille l’ancien parachutiste.
Au-delà de la préparation physique, Yohannick Moesis leur présente aussi de manière théorique comment se déroule un saut en parachute. Première étape, la préparation du matériel : « Plier le parachute, vérifier celui-ci au sol, s’équiper et s’auto-vérifier à nouveau » détaille-t-il. Deuxième étape, la phase de préparation mentale. L’objectif est ici de répéter et simuler la phase de chute au sol et dans l’avion : « Sortir de l’avion dans une bonne position, faire un quart de tour, lire son altimètre, et enfin effectuer un simulacre avant d’ouvrir son parachute. » La dernière étape se déroule cette-fois au sol, une fois le saut terminé : « Le parachutiste doit brasser sa voile, et la porter jusqu’à la zone de pliage » termine le conseiller éducation et citoyenneté.
Le grand saut
Le 12 septembre, c’est enfin le grand jour pour les deux volontaires, mais aussi pour Elfie Cavene, coordonnatrice pédagogique qui les accompagne pour l’occasion : « J’ai toujours rêvé de sauter en parachute. Quand on m’a proposé d’accompagner les volontaires, j’ai tout de suite dit oui ! J’étais impatiente de vivre cette expérience, mais surtout inconsciente de la réalité de celle-ci.
Direction la base des Pujols pour les deux volontaires, Nazary et Halimata, et la coordonnatrice pédagogique Elfie Cavene. « On nous a fait visiter les lieux, dont un grand hangar dans lequel se trouvaient deux avions, dont le Pilatus Zébré depuis lequel nous allions sauter » raconte Halimata. Après la présentation du parachute, du harnais et de l’avion, les parachutistes d’un jour sont briefés sur la position à prendre au moment de la sortie de l’avion : « Les mains posées sur les épaules, les pieds dans le vide, la tête relevée et le regard sur l’aile de l’avion » se remémore la jeune femme.
Vient enfin le moment de l’embarquement et du décollage tant attendu. Le militaire avec qui Nazary saute, attache enfin le harnais à son parachute puis ajuste les sangles. « Tous les parachutistes se vérifiaient entre dans l’avion » explique-t-il. C’est maintenant le moment de sauter. « J’ai senti mon cœur battre de plus en plus fort, surtout quand un parachutiste a ouvert la porte et que l’air s’est engouffré rapidement dans l’avion. » Tour à tour les parachutistes sautent. « Le militaire qui m’accompagnait a positionné mes deux pieds dans le vide, puis j’ai basculé. »
Un moment magique pour les volontaires : « Le silence est impressionnant. Le seul bruit que j’entends est la voile de notre parachute qui claque. J’ai eu vraiment l’impression de voler. Je n’avais jamais ressenti ça de ma vie » se souvient, ému, Nazary. « Je n’ai jamais ressenti autant d’adrénaline et d’excitation en même temps. Si c’était à refaire, je sauterais immédiatement » poursuit le jeune homme.
Même excitation pour Elfie Cavene : « Les volontaires avaient sauté avant moi et les voir tout en bas, microscopiques, à m’attendre sur le lieu d’atterrissage, m’a donné de la force et du courage pour m’élancer à mon tour. J’avoue avoir eu très, très peur… et en même temps avoir ressenti une forme d’exaltation pendant l’interminable chute ! Une fois la voile ouverte j’ai retrouvé mes esprits, ma verticalité et j’ai pu profiter du panorama sublime sur la chaîne des Pyrénées ».
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Embarquement dans Pilatus Zébré
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Embarquement avant de le décollage
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Des jeunes, acteurs de leur avenir

