Le 9 avril, l’EPIDE, l’AREFIE et la DIRECCTE ont signé une convention de partenariat régional. Celle-ci vise une meilleure collaboration entre les différents acteurs pour mettre en place un parcours pour les jeunes éloignés de l’emploi.
La signature de la convention le 9 avril au centre EPIDE de Saint-Quentin
Lutter contre le chômage des jeunes et favoriser leur insertion professionnelle. C’est l’objectif de la convention régionale de partenariat signée lundi 9 avril au centre EPIDE de Saint-Quentin (02) entre trois centres EPIDE de la région Hauts-de-France (Saint-Quentin, Doullens et Cambrai), la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte) des Hauts-de-France et l’association régionale des élus pour la formation, l’insertion et l’emploi (AREFIE).
Afin d’entériner cette convention de partenariat, étaient présents, Nathalie Hanet, directrice générale de l’EPIDE, Michèle Laillier-Beaulieu, directrice régionale de la Direccte Hauts-de-France et Patrice Fontaine, co-président de l’AREFIE.
Mettre en place un parcours cohérent vers l’emploi
Grâce à cette convention, ces trois acteurs de l’insertion professionnelle et sociale visent ainsi à renforcer leur coopération, pour faciliter la mise en œuvre d’un parcours cohérent d’insertion vers l’emploi au service des publics jeunes les plus éloignés de l’emploi.
Dans le détail, cette convention régionale a plus particulièrement pour objectifs de sensibiliser les équipes professionnelles des missions locales de la région Hauts-de-France à l’existence du dispositif EPIDE, mais également de le faire connaître aux jeunes dans le cadre de réunions d’informations collectives régulières au sein des missions locales.
Autre point de cette convention, l’intégration de l’EPIDE aux évènements locaux organisés par les missions locales ou le service public de l’emploi local (SPEL), et enfin, le développement des échanges de données entre les partenaires pour la sécurisation du parcours des jeunes.
L’emploi des jeunes, un enjeu majeur pour la région Hauts-de-France
Plus 160.000 jeunes sans emploi ni formation. La région des Hauts-de-France connaît aujourd’hui un sur-chômage des jeunes (32,1 % contre 24,1 % en France métropolitaine) et cette population souffre d’un déficit de formation. 30 % des 15-24 ans qui ne sont plus scolarisés n’ont aucun diplôme dans la région, contre 24,2 % en France métropolitaine.
Pour faire face à ce phénomène, l’emploi des jeunes est devenu un enjeu majeur pour la région des Hauts-de-France. En effet, cette dernière est également la région de province comptant le plus de jeunes de 18-25 ans. Ceux-ci représentent un habitant sur dix. La région Hauts-de-France est aussi celle touchée par le taux de chômage le plus élevé de France métropolitaine, 11,9 % au 3ème trimestre 2017.
Pour Michèle Lailler-Beaulieu, directrice régionale de la Direccte Hauts-de-France déclare : « Il est important que nous développions avec nos partenaires, en particulier l’AREFIE et l’EPIDE, des actions communes au bénéfice des jeunes de notre région. Il s’agit de se coordonner pour le meilleur accompagnement possible de ces jeunes en difficulté au profit de leur insertion sur le marché du travail des Hauts-de-France. »
Pour Patrice Fontaine, co-président de l’AREFIE : « Les missions locales travaillent en complémentarité avec les centres EPIDE, vers qui nous orientons des jeunes qui ont besoin des services de ces établissements à un moment de leur parcours, et qui parfois nous reviennent fort de cette expérience, pour poursuivre et finir un parcours avec l’aide des conseillers des missions locales. Notre particularité en tant que Mission locale est de disposer d’une palette d’outils, qui permet au jeune de trouver la solution la mieux adaptée à sa situation. Nous partageons avec l’EPIDE, le même objectif ; aider le jeune à prendre sa place dans la société en tant que citoyen ».
Pour Nathalie Hanet, directrice générale de l’EPIDE, « Un tel partenariat engageant l’Etat en région, les élus locaux et les centres EPIDE des Hauts-de-France est une grande première, très prometteuse. Gageons que la méthode et l’énergie déployées par chacun des acteurs contribuera à améliorer significativement l’accès à l’emploi des jeunes qui en sont le plus éloignés ».
Des jeunes, acteurs de leur avenir
